Suivi des camps de réfugiés

  • Problématique(s)

Le séisme du 12 janvier 2010 a provoqué des regroupements de population privée d’habitat dans les espaces en particulier non bâtis et en périphérie de Port-au-Prince. Les images satellites sont à l’heure actuelle un moyen classique utilisé pour la cartographie des camps de réfugiés ; il doit donc être possible de suivre non seulement les rassemblements organisés par les ONG (camps) mais aussi les regroupements spontanés de population. De plus, la Croix Rouge Française, a exprimé lors du premier atelier KAL-Haïti une demande concernant la description cartographique et le suivi des camps dont elle a la charge.

  • Partenaire(s)

Le SERTIT : utilisation des images satellites pour la cartographie des camps de déplacés et le suivi des rassemblements organisés et non organisés.

Porteur de projet : Croix-Rouge Française

  • Objectifs et enjeux (techniques-transfert de technologie, formation)

Le SERTIT a réalisé une étude de potentialité des données de télédétection pour le suivi des camps apparus à la suite du séisme dans l’agglomération de Port-au-Prince. Trois aspects ont été traités de façon à illustrer les possibilités des images satellites pour aider les gestionnaires de l’urgence :

  • La vision globale : le recensement des rassemblements spontanés et organisés à partir des images satellites sur l’ensemble de l’agglomération de Port-au-Prince pour les dates du 21 janvier 2010 et du 9 novembre 2010.
  • L’évolution spatiale : elle est caractérisée à partir d’un suivi de l’enveloppe de 17 camps de la Croix Rouge Française pour 9 dates réparties sur une période de 10 mois.
  • La description détaillée de camps : cartographie de situation du camp Accra Nord et de sa vulnérabilité au regard du risque d’inondation par ruissellement.

A partir de cette première étude de potentiel, une phase d’échanges entre le SERTIT et la Croix Rouge Française est en cours visant à déterminer le bénéfice opérationnel pour les ONG de ces cartographies fondées sur les images satellitaires.

  • Emprise géographique


Figure 1 - Emprises des zones d'études

  • Données souhaitées/utilisées

Besoin des séries temporelles d’images satellites pour suivre l’évolution des camps depuis le séisme. Google Earth a affiché un grand nombre d’images dans les jours et les mois suivant la catastrophe, celles-ci ont été utilisées pour l’étude.

  • Calendrier de mise en oeuvre

2011 - 2012